Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale 2026-27

Conférence de presse OFCE
8 avril 2026

Propos introductif

Propos introductif

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

France: situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Ménages et Entreprises

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

Sommaire de la Revue de l’OFCE, avril 2026

Les documents sont accessibles à https://www.ofce.sciences-po.fr/prev/prev2603/

Synthèse générale: Eric Heyer et Xavier Timbeau

Partie I : Perspectives 2026-2027 pour l’économie mondiale et de la Zone euro

  • Scénario global: Christophe Blot

  • Tour du Monde:

  • Allemagne: Céline Antonin / Chine: Elliot Aurissergues / Espagne: Sabine Le Bayon / Etats-Unis: Christophe Blot / Italie: Christophe Blot / Japon: Sabine Le Bayon / Pays émergents d’Asie : Amel Falah / Royaume-Uni: Catherine Mathieu

Partie II : Perspectives 2026-2027 pour l’économie française

  • Scénario global: Mathieu Plane

  • Equipe France: Clémence Briodeau, Sandra Daudignon, Magali Dauvin, Pierre Madec & Raul Sampognaro

Etudes spéciales:

  • « Les déterminants de l’investissement des entreprises en France », Sandra Daudignon
  • « Economie britannique : quels impacts du Brexit 10 ans après le référendum », Catherine Mathieu
  • « Une part des salaires dans la VA élévée en 2025 en France, Comparaisons internationales de 30 ans de partage de la valeur ajoutée », Xavier Timbeau

Un point de méthode et 4 messages clés à l’horizon 2027


Point de méthode : une prévision sous incertitude

  • Ce que nous allons vous présenter ce matin est bien un exercice de prévision à l’horizon 2027

  • mais le contexte d’incertitude élevée liée à des chocs exogènes, notamment géopolitiques, nous conduit à en proposer deux déclinaisons scénarisées.

Les 4 messages clés à l’horizon 2027

1) Guerre commerciale : une recomposition plus qu’un choc global

  • Des tensions commerciales relancées depuis février 2025

  • Une recomposition des échanges plus qu’un effondrement du commerce mondial

  • Un impact du « second choc » chinois réel mais contenu pour l’Europe

2) Le choc énergétique va interrompre la dynamique désinflationniste

  • Le choc énergétique stoppe la dynamique de désinflation dans les grands pays développés

  • Un rebond de l’inflation attendu, d’ampleur limitée par rapport à la crise ukrainienne

  • Des écarts de niveaux de prix persistants entre pays développés

3) « Policy mix » : une normalisation incomplète

  • Politique budgétaire : une consolidation en Europe confirmée à l’exception de l’Allemagne

  • Politique monétaire : une normalisation inachevée, notamment aux Etats-Unis

4) Marché du travail : le retour des gains de productivité se confirme

  • Qui va financer les hausses de salaires réels à venir

  • Mais provoquer une hausse du chômage dans tous les grands pays développés (hors Espagne)

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

Propos introductif

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

France: situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Ménages et Entreprises

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

L’année 2025 marquée par la guerre commerciale


Une hausse des droits de douane…

  • Escalade des tarifs douaniers jusqu’en septembre (tarif moyen pondéré à 14,2%)

  • En moyenne sur 2025 : une hausse de près de 8 points (un peu moins forte qu’anticipée)

  • Des droits plus élevés sur les importations en provenance de Chine


… et de l’incertitude

  • Liée aux multiples annonces, à l’incertitude sur les négociations et la légalité des tarifs
  • Impact négatif sur la demande : frein à l’investissement, la consommation et l’emploi

Guerre commerciale : un premier bilan


Le commerce mondial reste dynamique

  • Les importations mondiales ont progressé de 4%

  • La contribution plus faible des importations américaines, compensée par la zone euro et les autres pays avancés

  • La recomposition du commerce mondiale se poursuit (voir partie Commerce)

Guerre commerciale : un premier bilan

2024 2025 2026 2027
Allemagne −0,5 0,4 1,0 1,5
France  1,1 0,9 0,8 1,0
Italie  0,6 0,7 0,5 0,4
Espagne  3,5 2,8 2,1 1,9
Zone euro  0,9 1,5 1,1 1,3
Royaume-Uni  1,1 1,4 0,7 1,2
États-Unis  2,8 2,1 2,2 2,3
Japon −0,2 1,2 0,8 1,0
Pays industrialisés  1,7 1,7 1,5 1,7
Chine (PIB marchand)  5,2 5,0 4,2 4,3
Autres pays d'Asie  5,1 5,6 5,0 4,9
Amérique latine  2,4 2,4 2,3 2,6
Pays émergents et en développement  4,4 4,4 3,9 3,9
Monde  3,3 3,3 3,0 3,1
Note : Pondération selon le PIB et les PPA de 2014 estimés par le FMI.
Sources : Comptes nationaux, prévision OFCE avril 2026.


La croissance résiste

  • Croissance mondiale stable en 2025

  • Baisse aux États-Unis mais en hausse dans les autres pays industrialisés

  • Légère baisse en Chine mais accélération de l’activité dans les autres pays d’Asie

Baisse des taux directeurs malgré la vigilance sur l’inflation


Inflation dans les pays industrialisés

  • Dans la zone euro, l’inflation fluctue autour de 2%

  • Rebond de l’inflation depuis avril aux États-Unis

  • Pic d’inflation en début d’année 2025 (4%) au Japon, pendant l’été 2025 (3,9%), au Royaume-Uni


Mais les banques centrales ont réduit leur taux

  • En fonction de la vitesse de convergence de l’inflation vers leur cible

  • En raison des craintes d’une dégradation sur le marché du travail (Réserve fédérale)

  • Exception de la Banque du Japon

2026 : Une nouvelle flambée des prix de l’énergie


Ce choc est-il comparable à celui de 2022 ?

  • Tensions sur les prix et risque sur l’approvisionnement

  • En 2022, la hausse des prix de l’énergie était antérieure (reprise post-Covid et contraintes d’offre)

  • Pic comparable pour le pétrole mais moins élevé pour le gaz

  • Pas d’impact de la crise en cours sur le prix du blé mais une hausse du prix des engrais

Situation sur les marchés financiers

  • Des cours boursiers bien plus élevés aujourd’hui (risque d’éclatement de la bulle)

  • Des taux d’intérêt plus élevés aujourd’hui, ce qui pourrait réduire les marges de manœuvre budgétaires

2026-2027 : Quel scénario pour les prix de l’énergie ?


Une crise de courte durée

  • Hypothèse de désescalade des tensions et de réouverture « rapide » du détroit d’Ormuz.

  • Hausse transitoire des prix de l’énergie.

2026-2027 : Impact du choc énergie sur l’inflation


Hausse de l’inflation en 2026

  • Pic inflationniste au deuxième trimestre avant un recul progressif.

  • Une hausse qui pourrait être bien plus forte dans le scénario « escalade »


En 2027, l’effet inflationniste dépendra de la durée de la crise

  • Une inflation transitoire dans le scénario centrale (retour progressif vers 2%).

  • Une hausse de l’inflation plus forte et plus durable dans le scénario « escalade ».

2026-2027 : Impact du choc énergie sur la croissance

2026
2027
Avant choc Pétrole Gaz Scénario central Avant choc Pétrole Gaz Scénario central
Allemagne 1,2 −0,1 −0,1 1,0 1,6 −0,1 −0,1 1,5
France 1,0 −0,1 −0,0 0,8 1,1 −0,1 −0,0 1,0
Italie 0,7 −0,1 −0,1 0,5 0,6 −0,1 −0,1 0,4
Espagne 2,3 −0,2 −0,1 2,1 2,1 −0,1 −0,1 1,9
Royaume-Uni 0,8 −0,1 −0,1 0,7 1,3 −0,0 −0,0 1,2
USA 2,3 −0,1  0,0 2,2 2,3  0,0  0,0 2,3
Note : Impact direct en points de PIB. Scénario central = avant choc + effets pétrole et gaz.
Sources : OFCE, prévision OFCE avril 2026.


Impact modéré sur la croissance

  • L’inflation rogne le pouvoir d’achat et réduit la consommation des ménages.

  • Impact de l’ordre de 0,1 à 0,2 point de PIB en 2026.

  • Peu d’effet significatif en 2027 dans le scénario central

Quelles réponses de politique économique ?


Politique monétaire


  • Les banques centrales ne baissent plus les taux (en 2026) et ne resserrent pas la politique monétaire…

  • … tant que le choc reste transitoire


Politiques budgétaires


  • Le soutien sera moindre qu’en 2022

  • La consolidation (France, Royaume-Uni) ne serait pas remise en cause

  • Les impulsions budgétaires expansionnistes (États-Unis, Allemagne et Japon) ne devrait pas être amplifiées

Dynamique de croissance en 2026 et 2027


Zone euro

  • Croissance plus faible en 2026 (effet Irlande)

  • Stabilité de la croissance en 2026 (Hors Irlande) et faible augmetation en 2027


Royaume-Uni

  • Baisse de la croissance en 2027 dans un contexte de consolidation budgétaire


États-Unis

  • La forte impulsion budgétaire se traduit par une faible accélération de l’activité

Dynamique de croissance en 2026 et 2027


Zone euro

  • Retour de la croissance en Allemagne, soutenue par une politique budgétaire expansionniste

  • Ralentissement de l’activité en Espagne dont la croissance reste supérieure à celle de la zone euro

  • Le soutien par l’investissement se réduit en Italie

Croissance mondiale



2024 2025 2026 2027
Allemagne −0,5 0,4 1,0 1,5
France  1,1 0,9 0,8 1,0
Italie  0,6 0,7 0,5 0,4
Espagne  3,5 2,8 2,1 1,9
Zone euro  0,9 1,5 1,1 1,3
Royaume-Uni  1,1 1,4 0,7 1,2
États-Unis  2,8 2,1 2,2 2,3
Japon −0,2 1,2 0,8 1,0
Pays industrialisés  1,7 1,7 1,5 1,7
Chine (PIB marchand)  5,2 5,0 4,2 4,3
Autres pays d'Asie  5,1 5,6 5,0 4,9
Amérique latine  2,4 2,4 2,3 2,6
Pays émergents et en développement  4,4 4,4 3,9 3,9
Monde  3,3 3,3 3,0 3,1
Note : Pondération selon le PIB et les PPA de 2014 estimés par le FMI.
Sources : Comptes nationaux, prévision OFCE avril 2026.

Et si la crise dure plus longtemps


Inflation

  • Inflation dépasserait 4 % en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni en 2026

  • Inflation resterait élevée en 2026


Politique monétaire

  • Les banques centrales augmenteraient les taux

Et si la crise dure plus longtemps

2026
2027
Scénario central Effet énergie Effet PM Scénario escalade Scénario central Effet énergie Effet PM Scénario escalade
Allemagne 1,0 −0,4 −0,1  0,5 1,5 −0,7 −0,3  0,5
France 0,8 −0,3 −0,1  0,3 1,0 −0,7 −0,3 −0,0
Italie 0,5 −0,4 −0,1 −0,1 0,4 −0,8 −0,3 −0,7
Espagne 2,1 −0,5 −0,1  1,5 1,9 −1,0 −0,3  0,6
Royaume-Uni 0,7 −0,2 −0,1  0,4 1,2 −0,5 −0,3  0,4
USA 2,2 −0,1 −0,1  2,0 2,3 −0,1 −0,3  1,9
Note : En points de PIB. Le scénario escalade intègre un surcroît de choc énergétique et un resserrement monétaire supplémentaire.
Sources : OFCE, prévision OFCE avril 2026.


Risque de récession

  • Élevé pour la France et l’Italie et fort ralentissement ailleurs

  • La politique monétaire amplifie le ralentissement avec des gains incertains sur l’inflation

France: situation économique actuelle

Propos introductif

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

France: situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Ménages et Entreprises

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

Bilan depuis le début des crises



6 ans après :

  • PIB de la France (+6,1 %), légèrement inférieur à celui de la ZE (+7,1 %) mais au-dessus de l’Allemagne (0,7 %)

  • Forte divergence avec les US (+15,3 %)



A l’horizon de la fin 2027, l’écart entre la ZE et la France s’accroîtrait

La croissance résiste en 2025

La France maintient un excédent financier sur l’extérieur malgré ses déficits publics élevés





  • Une nette dégradation de la situation financière publique

  • Une capacité de financement des ménages très élevée

  • Malgré les crises et la hausse du déficit public, la situation financière de la Nation s’est améliorée entre 2018 et 2025

Nowcasting : une croissance du PIB de 0,2 % au 1er trimestre

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Propos introductif

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

France: situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Ménages et Entreprises

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

Principales hypothèses en prévision


Energie :

  • 2 scénarios :
    • Central (issue rapide au conflit : choc transitoire) :
      • Prix du baril en moyenne à 91 dollars au 2ème trimestre 2026, revient progressivement à 70 dollars
      • Prix du gaz TTF passerait en moyenne de 37 € le Mwh en 2025 à 46 € en 2026 (avec un pic à 50 € au 2ème trimestre 2026), avant de retomber à 36 €
    • Sévère (escalade dans le conflit : choc plus intense et durable) :
      • Prix de baril proche de 150 dollars au 2ème trimestre 2026, puis durablement au-dessus de 100 $
      • Prix du gaz à 86 € en 2026 et 73 € en 2027


Politique budgétaire :

  • Loi de Finances 2026 : Impulsion budgétaire primaire de -0,7 point de PIB en 2026
  • En 2027, hypothèse de conformité avec les règles européennes : Impulsion budgétaire primaire de -0,8 point de PIB en 2027


Politique monétaire et taux de change :

  • Stabilité du taux directeur (dans le scénario central) et hausse de l’€/$ de 1,18 à 1,25

Energie, politique budgétaire et incertitudes : les vents contraires sur la croissance

En points de % du PIB 2024 2025 2026 2027
Croissance hors chocs  1,5  1,6  1,6  1,5
Politique monétaire et taux −0,6  0,1  0,3  0,2
Politique budgétaire nationale  0,5 −0,4 −0,5 −0,6
Energie −0,1  0,1 −0,2 −0,1
Incertitude globale −0,2 −0,5 −0,3 −0,1
dont incertitude liée à la politique nationale −0,1 −0,3 −0,2 −0,1
Effets liés au commerce mondial  0,1  0,1 −0,1  0,0
dont politique budgétaire des partenaires −0,2  0,0  0,1  0,0
Autres effets (approvisionnements, JO...)a  0,0 −0,1 −0,1  0,0
Croissance observée et prévue  1,1  0,9  0,8  1,0
a Effets sur les chaînes d’approvisionnements, impact des Jeux Olympiques de Paris, etc.
Note : La croissance hors chocs correspond à la croissance potentielle augmentée de la fermeture spontanée de l’écart de production. La somme des contributions des chocs et de la croissance hors chocs donne la croissance observée et prévue.
Sources : Insee, prévision OFCE avril 2026.

Choc énergie : le grand écart



2026 : un coût de −0,2 pt de PIB en 2026 (scénario central) à −0,6 pt (scénario escalade)


2027, l’impact s’amplifie : de −0,1 pt (central) à −1,1 pt (escalade), sous l’effet du choc énergie durable et du resserrement monétaire.

Scénario escalade : La croissance du PIB tomberait à 0,4 % en 2026 (avec un acquis de croissance à 0,5 % fin 2025) et à 0,0 % en 2027

Remontée de l’incertitude de politique économique nationale



Indice d’incertitude de politique économique pour la France par Baker, Bloom et Davis (2016)



Méthodologie pour l’évaluation : Sampognaro (2024)



Hypothèse : Dernier point connu : mars 2026. Pas de nouveau choc d’incertitude nationale en prévision mais prise en compte du fait que 2027 est une année d’élection présidentielle

Compte Emploi-Ressources : une stagnation de l’activité aux 2ème et 3ème trimestres 2026

en %
2025
2026
de 2025t3 à 2027t4
2025
2026
2027
T3 T4 T1 T2 T3 T4
PIBa  0,5  0,2  0,2 −0,0  0,1  0,4
0 0.54 −6.2E−03 0,5% 0,2% 0,2% 0% 0,1% 0,4% 0,3% 0,3% 0,2% 0,2%
  0,9   0,8   1,0
PIB par habitanta  0,5  0,1  0,1 −0,1  0,0  0,3
0 0.46 −0.088 0,5% 0,1% 0,1% -0,1% 0% 0,3% 0,2% 0,2% 0,1% 0,1%
  0,6   0,5   0,7
Consommation ménagesa  0,1  0,4  0,1  0,0  0,1  0,4
0 0.42 0 0,1% 0,4% 0,1% 0% 0,1% 0,4% 0,2% 0,3% 0,3% 0,1%
  0,4   0,7   1,0
Consommation publiquea  0,7  0,2  0,2  0,2  0,2  0,2
0 0.67 0 0,7% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2%
  1,7   1,2   0,9
FBCF totalea,b  0,8  0,3  0,2 −0,2  0,0  0,6
0 0.79 −0.24 0,8% 0,3% 0,2% -0,2% 0% 0,6% 0,4% 0,1% -0,1% 0,1%
  0,8   0,9   0,9
 dont : SNF-EIa  1,1 −0,1  0,1 −0,4 −0,0  0,9
0 1.08 −0.40 1,1% -0,1% 0,1% -0,4% 0% 0,9% 0,5% -0,2% -0,4% -0,1%
  0,2   0,5   0,7
           ménagesa  0,5  1,0  0,6  0,5  0,5  0,5
0 0.97 0 0,5% 1% 0,6% 0,5% 0,5% 0,4% 0,7% 0,8% 0,6% 0,7%
  0,8   2,3   2,6
           APUa,b  0,5  0,6  0,3 −0,7 −0,3 −0,1
0 0.57 −0.70 0,5% 0,6% 0,3% -0,7% -0,3% -0,1% 0% 0% 0% 0%
  2,2   0,6  −0,4
Exportationsa,c  3,1  1,0 −1,2  1,0  0,5  0,5
0 3.07 −1.20 3,1% 1% -1,2% 1% 0,5% 0,5% 0,6% 0,6% 0,6% 0,6%
  1,4   2,3   2,4
Importationsa,c  1,4 −1,1  0,1  0,5  0,5  0,6
0 1.43 −1.06 1,4% -1,1% 0,1% 0,5% 0,5% 0,6% 0,5% 0,5% 0,5% 0,5%
  3,0   1,2   2,1
Demande intérieurea,d,e  0,4  0,3  0,2  0,0  0,1  0,4
0 0.40 0 0,4% 0,3% 0,2% 0% 0,1% 0,4% 0,3% 0,2% 0,2% 0,1%
  0,8   0,8   0,9
Variations de stocksa,e −0,4 −0,8  0,4 −0,2  0,0  0,0
0 0.40 −0.81 -0,4% -0,8% 0,4% -0,2% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
  0,6  −0,4  −0,0
Commerce extérieura,c,e  0,5  0,7 −0,4  0,2 −0,0 −0,0
0 0.68 −0.43 0,5% 0,7% -0,4% 0,2% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
 −0,5   0,4   0,1
Inflationf  1,0  0,9  0,9  1,9  2,0  2,2
0 2.17 0 1% 0,9% 0,9% 1,9% 2% 2,2% 1,8% 1,1% 1,1% 1,2%
  0,9   1,8   1,3
Taux de chômageg  7,7  7,9  8,0  8,2  8,3  8,3
0 8.34 0 7,7% 7,9% 8% 8,2% 8,3% 8,3% 8,3% 8,3% 8,3% 8,3%
  7,7   8,2   8,3
Solde couranth   0,4
Déficit publich  −5,1  −4,8  −4,4
Dette publiqueh 115,6 118,3 119,8
Impulsion budgétairei  −0,8  −0,5  −0,6
a En volume, aux prix chaînés. b FBCF : Formation Brute de Capital Fixe ; APU : Administrations Publiques. c Biens et services. d Demande intérieure hors variation de stocks. e Contribution à la croissance du PIB. f Evolution de l'indice des prix à la consommation (IPC ou IPCH selon les pays). Pour les trimestres, glissement annuel (T/T(-4)) des prix. Pour les années, croissance moyenne annuelle des prix. g Au sens du BIT, en % de la population active. Pour les trimestres moyenne trimestrielle, pour les années, moyenne annuelle. h En % du PIB annuel, en fin d'année. i Variation annuelle du déficit public (APU) structurel, en points de PIB.
Sources : Insee, prévision OFCE avril 2026.


  • 2ème et 3ème trimestres : rebond de l’inflation et conséquences négatives sur la dynamique de consommation des ménages et l’investissement des entreprises


  • Fin d’année, décrue des prix de l’énergie (scénario central) et rebond de la croissance

Ménages et Entreprises

Propos introductif

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

France: situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Ménages et Entreprises

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

L’inflation marquée par la hausse brutale des prix de l’énergie

2 chocs avec des effets très différents sur les prix

Vers une baisse du pouvoir d’achat en 2026



\(\text{ }\) Baisse de -0,7 % du Pouvoir d’achat par UC en 2026…

  • Pertes d’emplois et stagnation des salaires réels, l’inflation surprise rogne le pouvoir d’achat des prestations, hausse de CSG sur les revenus financiers…

…et une stagnation en 2027 (+0,1 % par UC)

Taux d’épargne élevé mais baisse attendue

  • Baisse progressive de 1 point du taux d’épargne en deux ans (16,9 % fin 2027)
    • Baisse des taux réels et du revenu réel des ménages, normalisation de l’incertitude nationale…
    • Fin 2027, le taux d’épargne reste encore largement au-dessus de son niveau pré-Covid

Investissement des ménages repart à la hausse

  • Baisse des taux, hausse des volumes de nouveaux crédits à l’habitat
  • Reprise progressive des permis de construire et des m2 choises en chantier

L’investissement des entreprises entre deux eaux



+ Taux de marge résiste, hausse de l’investissement en services IC (numérique, IA), demande qui repart en fin d’année

- Evolution du coût du capital en dents de scie, hausse de la fiscalité sur les grandes entreprises, choc énergie

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

Propos introductif

Croissance à l’étroit : Perspectives pour l’économie mondiale et la zone euro 2026-2027

France: situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : Quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Ménages et Entreprises

Evolution du marché du travail et cadrage budgétaire

Gains de productivité à venir

  • Hypothèses sur 2026-2027…
    • Fin des aides exceptionnelles et progression du coût du travail
    • Retrait progressif du soutien public à l’emploi (tendances 2026 prolongées en 2027)
  • …conduisent à rattraper une partie des pertes de productivité (par rapport à la tendance)

➡️ \(\text{ }\) La productivité par tête totale progresse de 2,6 % entre 2025 et 2027

Destructions d’emplois et hausse du taux de chômage

2025
2026
2025 
2026 
2027 
T3 T4 T1 T2 T3 T4
Evolution en milliers
Emploi salarié  −5   −24   −30   −75   −43   27   −62   −121   −50  
Marchand −12   −25   −29   −74   −42   28   −46   −129   −46  
dont politique de l’emploi −46    45   −18   −14    −2    8   −27    −27   −13  
Non marchand   7     1    −1    −1    −1   −1    −5     −4    −4  
dont politique de l’emploi  −9     2    −4    −3    −2    0   −14     −9    −4  
Emploi non salarié  21    23    18    18    16   16    79     67    64  
Emploi total  16    −2   −12   −57   −27   42    16    −54    14  
dont politique de l’emploi −55    47   −22   −17    −4    8   −40    −36   −18  
Evolution en %
Emploi total   0,1   0,0   0,0  −0,2   0,0  0,1   0,1   −0,2   0,1
Population active   0,2   0,2   0,1   0,0   0,0  0,1   0,7    0,2   0,1
Taux de chômage   7,7   7,9   8,0   8,2   8,3  8,3   7,9    8,3   8,3
Notes de lecture: Fin 2025 et en glissement sur un an, 16 000 emplois ont été crées, les destructions d’emplois salariés (-62 000) ayant été plus que compensées par les créations d’emplois non salariés (+79 000). Sur la même période, le taux de chômage représentait 7,9 % de la population active, soit une augmentation de 0,6 point de population active sur un an.
Note: Les variations d’emploi annuelles sont en glissement sur un an. Les évolutions et le taux de chômages annuels sont en moyenne sur un an.
Sources: Insee, (Enquête emploi pour le chômage, Comptes nationaux trimestriels pour l’emploi), Dares, prévision OFCE avril 2026.
  • 170 000 pertes d’emplois salariés perdus sur deux ans (dont près du quart dû aux politiques de l’emploi)

    • Partiellement compensé par les créations d’emplois non salariés (+130 000)
  • Hausse modérée de la population active (+108 000) — Malgré effet négatif lié à la baisse du taux d’activité des jeunes, moins de contrats aidés, découragement avec retournement du marché du travail…

➡️ \(\text{ }\) Taux de chômage à 8,3 % fin 2026 et stable en 2027

Un déficit en-dessous de 5 % en 2026 mais une dette qui continue à augmenter rapidement

2024 2025 2026 2027
Solde public (= a + b + c - d - f + e)  −5,8  −5,1  −4,8  −4,4
Solde primaire hors mesures temporaires, défense et effet d'activité (a)  −2,9  −2,3  −1,7  −0,8
Nouvelles mesures budgétaires pour la défense (f)

 −0,1  −0,2
Charges d'intérêts (d)   2,1   2,2   2,4   2,6
Mesures d'urgence / relance / energie / inflation (b)  −0,6  −0,3  −0,1   0,0
Effet d'activité (y compris effet d'elasticité) (c)  −0,3  −0,4  −0,6  −0,7
   dont effet lié à l'output gap seul  −0,7  −0,8  −1,0  −1,0
Fonds du plan de relance européen (e)    0,2   0,2   0,1   0,0
Dette publique 112,6 115,6 118,3 119,8
Sources : Textes budgétaires, prévision OFCE avril 2026.


  • Hypothèses (scénario central) : pas de mesures significatives budgétairement liées à la hausse des prix des hydrocarbures

  • Pour 2027, au-delà de la consolidation budgétaire nette : nécessité de compenser l’effort de défense, la montée en charge de la prime d’activité et la suspension de la réforme des retraites (0,2 point de PIB) et la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises (0,2 point de PIB) (voir Madec et alii (2026)