Croissance mondiale :
entre guerres et IA

Perspectives pour l’économie mondiale 2026-2027
Conférence de presse IFE-OFCE, 14 octobre 2026”

Propos introductif

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Sommaire de la Revue de l’OFCE, n°195, octobre 2026

Les documents sont accessibles à https://www.ofce.fr/prev/prev2609/

Direction de la prévision : Eric Heyer et Xavier Timbeau

Partie I : Perspectives 2026-2027 pour l’économie mondiale et de la Zone euro

  • Coordination: Christophe Blot

  • Responsable des prévisions pays:

  • Allemagne: Céline Antonin / Chine: Elliot Aurissergues / Espagne: Sabine Le Bayon / Etats-Unis: Christophe Blot / Pays émergents d’Asie : Amel Falah / Royaume-Uni: Catherine Mathieu

  • Rédaction des synthèses thématiques:

  • Scénario global: Christophe Blot / Commerce international: Elliot Aurissergues / Marché du travail : Ismaël Ramajo / Matières premières et inflation : Céline Antonin / Politique budgétaire : Catherine Mathieu / Poltique monétaire: Christophe Blot

Partie II : Perspectives 2026-2027 pour l’économie française

  • Coordination : Mathieu Plane

  • Equipe France: Elliot Aurissergues, Clémence Briodeau, Sandra Daudignon, Magali Dauvin, Pierre Madec & Raul Sampognaro

Etudes spéciales:

  • « Réduire la dette : combien ça coûte ? » par Xavier Timbeau
  • « Les déterminants du taux d’épargne : une analyse économétrique sur six grands pays », par Clémence Briodeau
  • « Du pétrole aux prix de production : comment se transmet le choc ? », par Eric Heyer, Laura Pacin et Raul Sampognaro

Un point de méthode et 3 messages clés à l’horizon 2027


Point de méthode : une prévision sous incertitude

  • Ce que nous présentons ce matin est bien un exercice de prévision à l’horizon 2027

  • Mais cette prévision s’inscrit dans un contexte d’incertitude élevée, à la fois externe, notamment géopolitique, et interne, liée pour la France à l’adoption du budget

  • Ces incertitudes nous conduisent à compléter notre prévision centrale par plusieurs scénarios qui vous seront présentés

Les 3 messages clés à l’horizon 2027

1) Guerres et IA : des effets opposés sur la croissance, des pressions convergentes sur les taux

  • Les guerres (commerciale et au Moyen-Orient) dégradent l’offre et affaiblissent la demande

  • L’IA stimule la demande et promet un choc d’offre positif.

  • Résultat : la croissance mondiale résiste malgré ces chocs, mais les pressions sur les taux longs se cumulent

    • Les guerres alimentent l’inflation et exercent une pression sur les taux nominaux.
    • L’IA stimule l’investissement et exerce une pression sur les taux réels.

2) Mêmes chocs mondiaux, mais des réponses budgétaires opposées

  • Soutien à l’activité aux États-Unis et en Allemagne

  • Neutralité budgétaire en Espagne

  • Consolidation budgétaire en France, au Royaume-Uni et en Italie

  • Résultat : des choix budgétaires qui accentuent les écarts de croissance en 2026-2027

3) France : l’intérieur se dégrade, l’extérieur se redresse

  • Demande intérieure en panne : consommation atone, investissement en recul

  • Chômage en hausse : de 8,0 % fin 2025 à 8,8 % fin 2027

  • Effort budgétaire important : mais un déficit toujours supérieur à 5 % du PIB

  • Commerce extérieur en amélioration : les parts de marché se redressent et les échanges extérieurs soutiennent la croissance

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Guerre commerciale : 18 mois plus tard


Un an et demi après le Liberation Day :

  • Le commerce mondial reste dynamique

    • Croissance des importations en 2025 : 5,2 % contre 3,6 % en 2024

    • Croissance sur les 7 premiers mois de l’année : 4,9 % (données CPB)

  • Mais une recomposition du commerce mondial (voir partie commerce de la prévision d’avril 2026)


Évolution des exportations par zones géographiques

La guerre au Moyen-Orient fait repartir l’inflation à la hausse



Hausse de l’inflation dès le mois de mars 2026 :

  • Inflation tirée par les prix de l’énergie

  • Inflation sous-jacente plus stable (mais supérieure aux cibles des banques centrales)



Un effet également sur les échanges commerciaux :

  • Chute des exportations et des importations des pays du Moyen-Orient

Inflation par composantes (en glissement annuel)

Croissance : la demande intérieure résiste


La consommation résiste malgré l’inflation :

  • Soit parce que le revenu disponible reste dynamique

  • Soit parce que le taux d’épargne amortit la baisse de pouvoir d’achat


L’investissement (IA) soutient-il la croissance ? :

  • Forte croissance des investissements liés au développement de l’IA

  • Un soutien significatif à la croissance américaine mais plus faible ailleurs

  • Le développement de l’IA influence également les flux commerciaux

Investissements annuels liés à l’IA

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Principales hypothèses en prévision

2026
2027
de 2025 T1
à 2027 T4
2025
2026
2027
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Taux de change
Dollar par euro 1,17 1,16 1,15 1,16 1,16 1,16 1,16 1,16
1.17 1.05 1,1 1,1 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2
1,13 1,16 1,16
Yen par dollar 157 159 161 152 150 150 150 150
161 144 152,4 144,5 147,5 154,1 156,8 159,3 160,6 152,3 150 150 150 150
150 157 150
Euro par livre sterling 1,15 1,15 1,17 1,17 1,17 1,17 1,17 1,17
1.20 1.14 1,2 1,2 1,2 1,1 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2 1,2
1,17 1,16 1,17
Taux directeurs, en %a
États-Unis 3,75 3,75 3,79 4,08 4,25 4,25 4,25 4,25
4.50 3.75 4,5 4,5 4,5 4 3,8 3,8 3,8 4,1 4,2 4,2 4,2 4,2
4,37 3,84 4,25
Japon 0,75 0,83 1,08 1,25 1,25 1,33 1,50 1,50
1.50 0.50 0,5 0,5 0,5 0,6 0,8 0,8 1,1 1,2 1,2 1,3 1,5 1,5
0,52 0,98 1,40
Zone euro 2,00 2,08 2,33 2,58 2,75 2,75 2,75 2,75
2.75 2.00 2,8 2,2 2 2 2 2,1 2,3 2,6 2,8 2,8 2,8 2,8
2,23 2,25 2,75
Royaume-Uni 3,75 3,75 3,75 3,92 4,08 4,25 4,25 4,25
4.58 3.75 4,6 4,3 4,1 3,9 3,8 3,8 3,8 3,9 4,1 4,2 4,2 4,2
4,23 3,79 4,21
Prix du pétrole (Brent)
Dollars par baril 80 103 96 96 86 77 70 64
103 63.6 75,8 67,9 69 63,6 80,3 103,4 96,3 96 86 77 70 64
69 94 74
Euros par baril 69 89 84 83 74 66 60 55
88.9 54.7 72 59,8 59 54,7 68,6 88,9 83,7 82,8 74,2 66,4 60,4 55,2
61 81 64
Prix du gaz (TTF)
Euros par MWh 40 46 64 72 66 58 49 40
72.0 30.2 47 35,6 33 30,2 39,9 45,9 64,2 72 66,2 57,6 49 40,4
36 55 53
Pour les valeurs annuelles, moyennes sur l’année. a Taux directeurs en moyenne trimestrielle.
Source : prévision IFE-OFCE octobre 2026.

Impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’inflation

  • Pics d’inflation attendus pour fin 2026 : pétrole (96 $/baril), gaz 72 €/MWh)
  • Repli à partir du début de l’année 2027 et convergence progressive vers 2%

Scénario de politique monétaire 2026-2027

Le soutien monétaire se réduit :

  • Un resserrement monétaire modéré : 1 hausse de 0,25 point (BCE & FED) ou 2 (BoE & BOJ) hausses d’ici fin 2027

  • Taux BCE (2,75%), Taux FED (4,25%), Taux BoE (4,25%), Taux BoJ (1,5%)

  • Impact macroéconomique de la politique monétaire encore favorable en 2026 et neutre ou faiblement positif en 2027

Les taux longs augmentent

  • En lien avec les anticipations d’inflation et de resserrement monétaire

  • Mais les taux réels augmentent également

  • Hausse du taux réel d’équilibre (Effet IA, besoins de financement accrus)

  • Hausse des primes de risque souverains (dette et déficits publics élevés)

Quelle orientation pour les politiques budgétaires ?

Politiques budgétaires : à la recherche de marges de manoeuvre :

  • Réponses à la crise énergie plus modérée qu’en 2022

  • Choix budgétaires contraints par les niveaux de dette publique et des taux souverains ?

  • Politiques expansionnistes aux États-Unis, en Allemagne et au Japon

  • Politiques restrictives : France, Royaume-Uni, Espagne et Italie

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Croissance mondiale en 2026-2027

Poids dans le PIB mondial en 2024 (PPA, %) 2024 2025 2026 2027
Zone euro  11,7 1,1 1,3 1,1 1,2
Allemagne   3,1 0,0 0,3 1,1 0,9
France   2,2 1,4 0,9 0,4 0,5
Italie   1,8 0,9 0,7 0,8 0,7
Espagne   1,4 3,7 2,6 2,5 2,0
Royaume-Uni   2,2 1,1 1,2 1,5 1,1
États-Unis  14,8 3,0 2,3 2,2 2,3
Japon   3,4 0,1 1,2 0,9 1,0
Pays avancés  40,0 2,0 2,0 2,0 1,9
Chine  19,3 5,0 5,0 4,7 4,6
Inde   7,9 7,2 7,8 6,9 6,9
Brésil   2,4 3,4 2,3 2,0 1,9
Pays émergents  60,0 4,5 4,5 3,7 4,5
Monde 100,0 3,5 3,5 3,0 3,4
Note : Taux de croissance annuel du PIB en volume, en %. Les pays en retrait sont membres de la zone euro. Les agrégats sont pondérés par les parts de PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA).
Sources : FMI, OCDE, prévision IFE-OFCE octobre 2026.

Quels risques sur la croissance ?

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Scénario de crise durable avec escalade au Moyen-Orient

Impact sur l’inflation d’une crise durable au Moyen-Orient

  • Hausse de l’inflation pèserait sur le pouvoir d’achat

  • Les banques centrales accentueraient le resserrement monétaire

Un risque d’éclatement de la bulle IA ?

  • Les bulles boursières finissent mal en général

  • Mais leur fin est difficile à prévoir

  • Impact macroéconomique des crises financières dépendent des actifs concernés par la bulle et de son mode de financement

Endettement des entreprises non-financières américaines

Coup de chaud sur l’économie française

Perspectives pour l’économie française 2026-2027
Conférence de Presse IFE-OFCE, 14 octobre 2026

France : situation économique actuelle

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Bilan depuis le début des crises (sanitaire et énergétique)



Six ans et demi après :

  • PIB de la France (+6,3 %), au même niveau que la zone euro hors Irlande

  • Au-dessus de l’Allemagne (+1,9 %)

  • Mais très en-dessous des États-Unis (+15,6 %)

2026 : le début du décrochage de l’économie française ?

La croissance française décroche au 1er semestre 2026

Du côté de l’offre, certains effets sectoriels expliquent la mauvaise performance au 1er semestre 2026

La dette française sous tension…

…malgré une balance courante proche de l’équilibre

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Principales hypothèses de politique économique en prévision

Politique monétaire :

  • Une hausse du taux directeur (taux de dépôt) de 25 pb en fin d’année à 2,75 % puis stabilisation en 2027
  • Taux OAT à 10 ans à 4,5 % sur la période de prévision


Politique budgétaire pour 2027 :

  • Une impulsion budgétaire primaire de −0,8 point de PIB
    • Un effort structurel primaire de 1,2 point de PIB (38 Mds €) (supérieur aux exigences européennes de 0,3 point de PIB)
    • Mais une elasticité des recettes fiscales inférieure à l’unité (-0,2 point de PIB) et des recettes non fiscales en baisse (-0,2 point de PIB)
  • Une impulsion budgétaire totale de −0,5 point de PIB
    • Une hausse de la charge d’intérêts de 0,3 point de PIB

Une croissance amputée par la politique budgétaire, la hausse des prix de l’énergie et l’incertitude

En points de PIB 2025 2026 2027
Croissance hors chocs  1,4  1,4  1,4
Politique monétaire et taux  0,1  0,1 −0,1
Politique budgétaire nationale −0,4 −0,4 −0,4
Energie  0,1 −0,2 −0,3
Incertitude globale −0,5 −0,3 −0,1
dont incertitude liée à la politique nationale −0,3 −0,2 −0,1
Effets liés au commerce mondial  0,1 −0,1  0,0
dont politique budgétaire des partenaires  0,0  0,1  0,0
Autres effets (approvisionnements, canicules...)  0,1 −0,2  0,1
Croissance observée et prévue  0,9  0,4  0,5
Note : La croissance hors chocs correspond à la croissance potentielle augmentée de la fermeture de l’écart de production. La somme des contributions des chocs et de la croissance hors chocs donne la croissance observée et prévue.
Sources : Insee, calculs IFE-OFCE, prévision IFE-OFCE octobre 2026.

Impact sur la croissance du choc énergie, avec effet de réaction de la politique monétaire

La politique budgétaire réduirait l’activité de −0,4 point de PIB en 2027

IB (mds. d'euros) IB (pts. de PIB) Multiplicateur Impact sur le PIB
Evolutions budgétaires pré-engagées
Prelèvements sur recettes UE 3,0 0,1 0,0 0,0
Loi de Programmation militaire 6,0 0,1 0,9 0,1
Fin de la contrib. except. sur les GE 7,3 0,2 0,2 0,0
Santé (ONDAM à 3,5 %) 10,0 0,1 0,9 0,1
Retraites : Evolution spontanée 12,0 0,1 0,4 0,0
Autres (prestations familiales, chômage) 1,0 0,0 0,8 0,0
Total primaire pré-engagé (A) 39,3 0,6
0,3
Mesures budgétaires probables (PLF 2027)
Economies sur les dépenses (D) −29,2 −1,0
−0,7
Retraites : gel et désindexation −4,0 −0,1 0,4 −0,1
Santé : ONDAM à 2 % −3,0 −0,1 0,9 −0,1
Autres (Formation professionnel, gel prime dactivité, APL…) −2,0 −0,1 0,8 −0,1
Effort structurel Collectivités locales −7,9 −0,2 0,8 −0,1
Effort structurel Etat et agences*a −12,3 −0,4 0,8 −0,3
Prélèvements Obligatoires (E) 24,1 0,7
−0,2
Prolongement contrib. except. sur les GE et frêt maritime 5,4 0,2 0,2 0,0
Retraites : Réforme de l'abattement frais professionnels (Plafond à 3 000 euros) 1,4 0,0 0,4 0,0
Gel des allègements généraux de cotisations et inclusion à l'assiette des compléments de salaire 6,6 0,2 0,2 0,0
Autres mesures sur les cotisations (ATMP, avantages vehicules electriques…) 2,1 0,1 0,4 0,0
Fiscalisation des indemnités journalières et indemnités de rupture 2,2 0,1 0,4 0,0
Prélèvements sur les actifs en déshérance 1,4 0,0 0,0 0,0
Lutte contre la fraude fiscale 1,0 0,0 0,2 0,0
Autres (hausse taux cotisations CNARCL, suppression taux TVA réduit pour la TV, hausse taxe sucres…) 4,0 0,1 0,4 0,0
Total Ajustement primaire (B = E-D) 53,4 1,7
−0,9
Composantes non discrétionnaires
Charges d'intérêts (F) 12,2 0,3 0,2 0,1
Effet des elasticités fiscales au PIB (G1) −5,0 −0,2 0,5 0,1
Variation des recettes hors PO (G2) −5,0 −0,2 0,5 0,1
Total des composantes non discrétionnaires (C = G1+G2+F)
−0,6
0,3
Impulsion budgétaire primaire (H=A+B+G1+G2)
−0,8 0,6 −0,4
Impulsion budgétaire totale (H+E)
−0,5 0,9 −0,4
a hors Contribution à l'UE, effort de Défense et charges d'intérêts
Sources : Textes budgétaires, prévision IFE-OFCE octobre 2026

Les moteurs de la demande interne sont quasiment à l’arrêt

  • Une croissance du PIB à 0,1 % en fin d’année 2026 (en glissement annuel)
    • La croissance est principalement tirée par les exportations
    • L’investissement baisse et la consommation des ménages est atone
en %
2025
2026
de 2025t3 à 2027t4
2025
2026
2027
T3 T4 T1 T2 T3 T4
PIBa  0,4  0,3 −0,2  0,0  0,1  0,2
0 0.42 −0.18 0,4% 0,3% -0,2% 0% 0,1% 0,2% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1%
  0,9   0,4   0,5
PIB par habitanta  0,3  0,2 −0,3 −0,0  0,0  0,1
0 0.34 −0.26 0,3% 0,2% -0,3% 0% 0% 0,1% 0,1% 0% 0% 0%
  0,6   0,1   0,1
Consommation ménagesa  0,1  0,2 −0,3  0,3  0,2  0,1
0 0.28 −0.31 0,1% 0,2% -0,3% 0,3% 0,2% 0,1% 0% 0,1% 0,1% 0%
  0,5   0,3   0,4
Consommation publiquea  0,5  0,2  0,3  0,4  0,4  0,2
0 0.47 0 0,5% 0,2% 0,3% 0,4% 0,4% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2%
  0,6   1,3   1,0
FBCF totalea,b  0,7  0,1 −0,8 −0,3 −0,4  0,1
0 0.72 −0.79 0,7% 0,1% -0,8% -0,3% -0,4% 0,1% 0,1% -0,2% -0,2% -0,2%
  0,7  −0,6  −0,5
 dont : SNF-EIa  1,0 −0,3 −0,5  0,1 −0,5  0,3
0 1.05 −0.51 1% -0,3% -0,5% 0,1% -0,5% 0,3% 0,2% -0,3% -0,3% -0,3%
  0,7  −0,2  −0,2
           ménagesa  0,5  0,6 −1,6 −0,4 −0,1 −0,2
0 0.62 −1.64 0,5% 0,6% -1,6% -0,4% -0,1% -0,2% -0,1% -0,1% -0,1% -0,1%
  0,1  −1,3  −0,5
           APUa,b  0,5  0,3 −1,4 −1,1 −0,6 −0,5
0 0.50 −1.37 0,5% 0,3% -1,4% -1,1% -0,6% -0,5% -0,1% -0,1% -0,1% -0,1%
  2,7  −1,8  −1,2
Exportationsa,c  2,8  1,0 −3,0  2,9  1,4  1,0
0 2.85 −3.01 2,8% 1% -3% 2,9% 1,4% 1% 0,6% 0,6% 0,6% 0,6%
  2,4   2,2   3,7
Importationsa,c  1,0 −0,5 −0,6  1,1  0,6  0,6
0 1.11 −0.57 1% -0,5% -0,6% 1,1% 0,6% 0,6% 0,5% 0,5% 0,5% 0,5%
  3,0   1,1   2,2
Demande intérieurea,d,e  0,3  0,2 −0,3  0,2  0,1  0,1
0 0.32 −0.26 0,3% 0,2% -0,3% 0,2% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0% 0%
  0,6   0,3   0,3
Variations de stocksa,e −0,5 −0,5  0,9 −0,7 −0,3 −0,1
0 0.93 −0.73 -0,5% -0,5% 0,9% -0,7% -0,3% -0,1% 0% 0% 0% 0%
  0,5  −0,3  −0,4
Commerce extérieura,c,e  0,6  0,5 −0,8  0,6  0,3  0,1
0 0.61 −0.83 0,6% 0,5% -0,8% 0,6% 0,3% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1% 0,1%
 −0,1   0,4   0,5
Inflationf  1,0  0,9  1,0  2,1  2,5  3,0
0 3.04 0 1% 0,9% 1% 2,1% 2,5% 3% 2,7% 1,9% 1,6% 1,4%
  0,9   2,2   1,9
Taux de chômageg  7,7  7,9  8,1  8,3  8,4  8,5
0 8.80 0 7,7% 7,9% 8,1% 8,3% 8,4% 8,5% 8,5% 8,6% 8,7% 8,8%
  7,6   8,3   8,7
Solde couranth — — — — — —  −0,3 — —
Déficit publich — — — — — —  −5,1  −5,5  −5,4
Dette publiqueh — — — — — — 115,7 119,2 122,3
Impulsion budgétairei — — — — — —  −1,1  −0,5  −0,8
a En volume, aux prix chaînés. b FBCF : Formation Brute de Capital Fixe ; APU : Administrations Publiques. c Biens et services. d Demande intérieure hors variation de stocks. e Contribution à la croissance du PIB. f Evolution de l'indice des prix à la consommation (IPC ou IPCH selon les pays). Pour les trimestres, glissement annuel (T/T(-4)) des prix. Pour les années, croissance moyenne annuelle des prix. g Au sens du BIT, en % de la population active. Pour les trimestres moyenne trimestrielle, pour les années, moyenne annuelle. h En % du PIB annuel, en fin d'année. i Variation annuelle du déficit public (APU) structurel, en points de PIB.
Sources : Insee, prévision IFE-OFCE octobre 2026.

Les entreprises et les ménages

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

Un investissement des entreprises qui ne croît plus, marqué par la remontée du coût du capital

  • Une hausse du taux OAT à 10 ans de 1 point réduirait le niveau d’investissement de −0,8 % fin 2027 (par rapport au scénario central), soit l’équivalent de −0,1 point de PIB

Une inflation à 2,2 % en 2026 et 1,9 % en 2027, tirée par la hausse des prix de l’énergie

Trois années consécutives de perte de pouvoir d’achat

2022 2023 2024 2025 2026 2027
Revenu disponible brut (RDB) nominala  5,4  8,1  4,9  0,5  1,7  2,2
Déflateur de la consommation  4,9  7,1  2,2  0,8  2,3  2,0
IPC  5,2  4,9  2,0  0,9  2,2  1,9
RDB réela,b  0,4  1,0  2,7 −0,4 −0,6  0,2
RDB réel par unité de consommationa,b −0,3  0,4  2,2 −0,7 −0,8 −0,1
Consommation des ménages (en volume)  3,2  0,9  0,7  0,5  0,3  0,4
Taux d'épargne (en % du RDB)a 16,9 17,0 18,5 17,8 17,2 17,0
Salaire moyen par tête (SMPT) nominal  5,6  4,7  2,6  1,8  1,9  2,3
SMPT réelb  0,6 −2,2  0,4  0,9 −0,4  0,3
a RDB : revenu disponible brut b Déflaté par le déflateur de la consommation
Sources: Insee, prévision IFE-OFCE octobre 2026.

Une relative stabilité du taux d’épargne en prévision



  • L’incertitude est stabilisée à son dernier point connu
    • Avec une évolution de l’incertitude comparable aux épisodes budgétaires précédents, la consommation des ménages tomberait à 0,1 % en 2027

Le marché du travail et les finances publiques

Propos introductif

L’économie mondiale au 1er semestre 2026

Scénario pour les prix de l’énergie et la politique économique

Prévisions 2026-2027 : la croissance mondiale fléchit mais ne rompt pas

Quels risques sur la croissance ?

France : situation économique actuelle

Prévisions 2026-2027 : quel impact des chocs macroéconomiques sur la croissance ?

Les entreprises et les ménages

Le marché du travail et les finances publiques

La remontée du taux de chômage se poursuit

  • Des pertes attendues d’emplois salariés dans le secteur marchand : −215 000 en deux ans
    • Des gains de productivité proches de leur tendanciel (+1,8 % sur la période) mais une croissance du PIB en dessous de son potentiel
    • Des politiques de l’emploi moins généreuses
  • Mais des créations d’emplois non salariés toujours dynamiques (environ 90 000 par an)
  • La progression de la population active ralentit (115 000 après 200 000 fin 2026)
    • Suspension de la réforme des retraites, baisse des contrats aidés, etc.
    • Mise à jour des projections de population active avec les projections démographiques 2026
  • Le taux de chômage atteint 8,8 % de la population active en moyenne fin 2027 (après 8,4 % fin 2026)
en %
2025
2026
2027
Fin 2025
Fin 2026
Fin 2027
T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Evolution en milliers
Emploi salariéa −44 3 −32 −17 −49 −2 −17 −20 −47 −20 −70 −99 −104
Marchanda −50 5 −28 −24 −51 −3 −19 −22 −48 −22 −59 −105 −110
dont politique de l’emploi −50 46 −16 −14 −29 11 −11 −3 −35 8 −29 −48 −41
Non marchanda 6 −2 −4 7 2 2 2 2 2 2 −5 6 6
dont politique de l’emploi −9 2 −2 −4 −5 0 −2 −1 −5 4 −14 −11 −5
Emploi non salariéa 24 24 24 26 23 23 22 22 22 22 94 96 88
Emploi totala −21 27 −8 9 −26 21 4 −2 −29 15 25 −4 −16
dont politique de l’emploi −59 49 −18 −18 −34 11 −10 −5 −37 24 −43 −59 −46
Evolution en %
Emploi total −0,1 0,1 0,0 0,0 −0,1 0,1 0,0 0,0 −0,1 0,0 0,1 0,0 −0,1
Population active 0,1 0,3 0,2 0,2 0,0 0,1 0,1 0,1 0,0 0,1 0,8 0,5 0,3
Taux de chômageb 7,8 8,0 8,1 8,3 8,4 8,4 8,5 8,6 8,7 8,8 8,0 8,5 8,8
a En glissement trimestriel (pour les trimestres) et annuel (pour les années). b Au sens du BIT, en % de la population active.
Notes de lecture : Au deuxième trimestre 2026 et par rapport au trimestre précédent, 9 000 emplois ont été créés, les destructions d’emplois salariés (−17 000) ayant été plus que compensées par les créations d’emplois non salariés (+26 000). Sur la même période, le taux de chômage représentait 8,3 % de la population active, soit une augmentation de 0,2 point sur le trimestre.
Sources : Insee (Enquête emploi pour le chômage, Comptes nationaux trimestriels pour l’emploi), Dares, prévision IFE-OFCE octobre 2026.

Un déficit à 5,5 % du PIB en 2026 et à 5,4 % en 2027

  • Hausse du déficit de 0,3 point de PIB sur 2026-27 malgré une baisse du déficit structurel primaire de 1,3 point de PIB…
  • …en raison de la hausse des charges d’intérêts (0,7 point), et d’une croissance inférieure à son potentiel (+0,8 point)
  • La dette publique augmente de plus de 6,6 points de PIB entre 2025 et 2027 (122,3 % du PIB en 2027)
2023 2024 2025 2026 2027
Solde public  −5,4   −5,8   −5,1   −5,5   −5,4 
Charge d'intérêts   1,9    2,0    2,2    2,6    2,9 
Solde primaire  −3,5   −3,8   −2,9   −2,9   −2,5 
Solde structurela  −5,3   −5,9   −4,9   −4,8   −4,3 
Solde structurel primairea  −3,5   −3,8   −2,7   −2,2   −1,4 
Solde conjoncturel  −0,1    0,1   −0,2   −0,7   −1,0 
Dette publique 109,5  112,6  115,7  119,2  122,3 
a y compris mesures exceptionnelles (covid, énergie...).
Sources : Textes budgétaires, prévision IFE-OFCE octobre 2026

Différents scénarios budgétaires envisagés



  • Budget pré-engagé = évolution spontanée + engagements

  • Budget « au seuil des règles européennes » = PLF 2027 ajusté de 0,3 point de PIB (marge de manœuvre à court terme)

Quel impact sur la croissance et le déficit selon le scénario budgétaire retenu ?

  • Hypothèses
    • Bouclage macroéconomique à partir des multiplicateurs budgétaires Émeraude à court terme
    • Pas d’effet rétroactif sur la politique monétaire, les spreads ou l’incertitude
En pts de PIB PLF 2027 Budget au seuil des règles européennes Loi spéciale Budget pré-engagé
IB primaire -0,8  -0,5   0,0   0,6 
IB totale -0,5  -0,2   0,3   0,9 
Impact sur le PIB -0,4  -0,3  -0,1   0,3 
Croissance en 2027  0,5   0,7   0,8   1,2 
Solde public en 2027 -5,4  -5,6  -6,0  -6,4 
Sources : Textes budgétaires, prévision IFE-OFCE octobre 2026