Royaume-Uni : un certain sursaut
Auteurs&résumé
Le PIB britannique a augmenté de 0,6 % au premier trimestre 2026 et de 0,5 % au deuxième, soit une hausse de près de 1,4 % en glissement annuel, après une quasi-stagnation lors des trois trimestres précédents. Le déclenchement de la guerre d’Iran a donné un coup d’arrêt au ralentissement de l’inflation, qui était revenue de 3,9 % en juillet 2025 à 3 % en février 2026, pour s’établir à 3,1 % en août. Dans notre scénario central, de maintien des prix du pétrole et du gaz à leurs niveaux de fin septembre jusqu’en fin d’année et d’une baisse progressive en 2027, la hausse des prix à la consommation atteindrait 3,3 % en fin d’année et reviendrait à près de 2 % en fin 2027. La Banque d’Angleterre, qui a laissé son taux directeur inchangé à 3,75 % depuis décembre 2025, est et restera vigilante sur les risques de transmission de la hausse des prix de l’énergie au reste de l’économie. Elle relèverait son taux directeur de 0,25 point en novembre 2026 puis de 0,25 point au printemps 2027. La politique budgétaire continuerait de freiner la croissance. Le PIB augmenterait de 1,5 % cette année et de 1,1 % l’an prochain, mais ces chiffres masquent un ralentissement plus marqué de la croissance, autour de 0,8 % en rythme trimestriel annualisé à partir de cet automne. Le taux de chômage, resté proche de 4,9 % au premier semestre 2026, remonterait à 5,7 % au quatrième trimestre 2027.
La croissance résiste
Au premier semestre 2026, la croissance du PIB (+0,9 % par rapport au semestre précédent) a retrouvé un rythme proche de celui qu’elle avait un an plus tôt (+0,8 %), après avoir ralenti au second semestre 2025 (+0,2 %). La croissance a été tirée par la demande intérieure hors stocks (consommation des ménages, consommation publique et investissement privé), tandis que le commerce extérieur et les variations de stocks avaient une contribution légèrement négative.
Les premiers indicateurs d’activité disponibles pour le troisième trimestre sont orientés favorablement. Le PIB mensuel, publié par l’ONS le 11 septembre, a augmenté de 0,4 % en juillet, soit une hausse de 1,6 % sur un an et un acquis de croissance de 0,6 % pour le troisième trimestre. Ce dynamisme a été porté par les services (qui représentent 80 % de la valeur ajoutée), les autres grands secteurs (agriculture, industrie et construction) ayant chacun eu une contribution quasiment nulle à la croissance. Les services de programmation informatique ont affiché une hausse de 13,7 % sur un an et les services d’information une hausse de plus de 10 % (graphique 2), contribuant au total à 0,5 point de l’augmentation de la valeur ajoutée, contre 0,3 point par an en moyenne lors des deux années précédentes. L’ONS souligne le lien entre l’accélération de l’activité dans ces services et le développement de l’intelligence artificielle (IA) dans l’ensemble de l’économie, mais précise ne pas pouvoir le quantifier. Dans notre scénario central, l’IA continuerait à se développer au cours des prochains trimestres ; l’activité dans les services d’information et de communication se poursuivrait donc à un rythme soutenu. Si l’accélération se poursuit au même rythme qu’en 2025, cela contribuerait à augmenter la croissance d’environ 0,2 point de PIB par an. C’est un élément qui joue positivement dans notre prévision.
1 Voir : « Growth Surprises But Risks Remain » https://niesr.ac.uk/publications/growth-surprises-risks-remain, 11 septembre 2026.
La publication du PIB mensuel de juillet a conduit le NIESR à réviser son estimation de la croissance au troisième trimestre de 0,25 % à 0,7 % 1. Par ailleurs, côté demande, l’indicateur de ventes de détail (en volume) d’août est en hausse sensible (+0,9 % sur un mois, soit un acquis de 0,5 % pour le troisième trimestre).
Compte tenu de la volatilité des informations mensuelles, et d’un impact négatif possible de la canicule sur la production agricole, nous avons supposé que la croissance serait de 0,6 % au troisième trimestre (soit l’acquis en juillet). Dans les comptes nationaux, le dynamisme de la valeur ajoutée dans les services informatiques auprès des entreprises se traduirait notamment par une hausse de l’investissement des entreprises.
L’inflation reste sous surveillance
L’inflation, mesurée selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), était revenue à 3 % en glissement sur un an en janvier et février 2026 après avoir atteint 3,9 % en juillet 2025. Ce ralentissement provient à hauteur de 0,25 point d’un repli de l’inflation alimentaire (passée de 5,1 % en glissement sur un an à 3,3 %), de 0,2 point des prix de l’énergie et de 0,4 point de l’inflation sous-jacente.
Depuis le début de la guerre d’Iran, l’inflation n’a pas sensiblement accéléré au Royaume-Uni, passant de 3 % sur un an en février à 3,1 % en août, contrairement à d’autres pays de la zone euro (où l’inflation a accéléré de 1,9 % à 3,2 % en moyenne). Au Royaume-Uni, l’impact sur l’inflation des hausses des prix du pétrole et du gaz a été compensé par l’évolution de l’indice sous-jacent et des prix alimentaires. De plus, en avril 2026, la baisse des tarifs du gaz et de l’électricité, qui avait été annoncée par la chancelière de l’Échiquier avant le début de la guerre d’Iran, a contribué à diminuer l’inflation de près de 0,3 point. À cela s’est ajouté le gel des tarifs des transports ferroviaires. Ces deux mesures avaient été annoncées avant le début de la guerre, avec l’objectif de redonner du pouvoir d’achat aux ménages et de faciliter une baisse des taux directeurs.
Les prix des carburants, qui étaient en baisse de 4,7 % sur un an en février, affichaient une hausse de plus de 24 % sur un an en août, qui atteindrait 35 % en septembre, avant de commencer à baisser. La hausse des prix du gaz atteindrait un pic au premier trimestre 2027 (près de 30 % sur un an). L’Ofgem (Office of Gas and Electricity Markets) qui, en tant que régulateur, est chargé de fixer les plafonds de prix de l’énergie, a annoncé un relèvement de 8,7 % des prix du gaz au 1er octobre. Sous nos hypothèses de prix du gaz sur les marchés de gros, les prix facturés aux ménages pourraient augmenter de 10 % en janvier, avant de baisser en 2027. Nous avons supposé que les prix de l’électricité augmenteraient de 5 % en janvier, puis en avril lorsque la TVA serait rétablie, avant de baisser.
L’inflation alimentaire n’était plus que de 1,7 % sur un an en août, alors que les hausses de prix de l’énergie et les périodes de sécheresse et épisodes caniculaires en Europe faisaient anticiper une hausse plus forte. La transmission se produirait avec retard et l’inflation alimentaire atteindrait 3 % sur un an en fin d’année et 3,4 % au premier semestre 2027, ce qui est proche des anticipations des enquêtes de la Banque d’Angleterre. Le risque existe d’une accélération plus forte, selon l’ampleur que prendra El Niño. L’inflation sous-jacente décélérerait lentement à partir de la mi-2027, pour atteindre 2,4 % en fin d’année contre 2,6 % actuellement. L’inflation reviendrait à 2 % en fin d’année 2027 (graphique 3).
Depuis mars 2026, les votes des membres du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque d’Angleterre ont été très partagés : d’un côté les partisans du statu quo, mettant en avant l’absence d’effets de second tour de la hausse des prix de l’énergie sur les salaires et la formation des prix ; de l’autre, les partisans d’un relèvement de 0,25 point, souhaitant assurer que l’inflation revienne près de la cible de 2 %. Les premiers ont été majoritaires à chaque réunion, jusqu’à celle du 17 septembre (6 membres en faveur du statu quo, contre 3 en faveur d’une hausse de taux de 0,25 point). Les marchés anticipent cependant qu’une majorité se prononcera pour une hausse de taux de 0,25 point lors de la réunion du 5 novembre, en l’absence de relâchement des tensions sur les marchés du gaz et du pétrole, et après les relèvements de 0,25 point des taux directeurs de la BCE puis de la Réserve fédérale. Au printemps 2027, l’inflation restant au-dessus de 3 %, le taux directeur serait à nouveau relevé de 0,25 point.
Marché du travail
Le taux de chômage, qui était de 5,2 % au quatrième trimestre 2025, a légèrement baissé à partir de janvier 2026, pour s’établir à 5 % au premier trimestre et 4,9 % au deuxième trimestre, alors que la croissance redémarrait. Le nombre de chômeurs rapporté aux offres d’emplois non satisfaites s’est stabilisé à 2,5, après avoir atteint un point bas de 1 au premier trimestre 2022. Depuis plusieurs années, il est difficile d’apprécier la situation de l’emploi et de la productivité au Royaume-Uni (encadré 1). Les deux mesures de l’emploi actuellement publiées par l’ONS n’amènent pas la productivité au deuxième trimestre 2026 au niveau qu’elle aurait eu si elle avait continué à progresser au rythme des années précédant la crise COVID (de l’ordre de 0,7 % par an). Mais la mesure RTI (données fiscales), suggère que la productivité des salariés a nettement progressé depuis 2023. Nous avons fait l’hypothèse que la productivité totale, par tête, comme horaire, augmenterait de 0,2 % par trimestre à l’horizon de la fin 2027, ce qui ne refermerait le cycle de productivité à cet horizon.
La population active a augmenté de façon soutenue à la sortie de la crise COVID, notamment du fait d’une hausse de l’immigration (dont des réfugiés ukrainiens et des ressortissants de Hong Kong). La hausse de la population active avait atteint 2,8 % entre le deuxième trimestre 2024 et le deuxième trimestre 2025, mais n’était plus que de 0,35 % en rythme trimestriel au second semestre 2025 et de 0,15 % au premier semestre 2026. Nous faisons l’hypothèse que la population active augmenterait de 0,2 % par trimestre d’ici la fin de 2027, un rythme proche de celui d’avant la crise COVID. Le taux de chômage atteindrait 5,7 % au quatrième trimestre 2027.
La hausse des salaires nominaux s’est stabilisée au premier semestre (à 4,1 % sur un an), mais cela reflète la poursuite du rattrapage des salaires du secteur public, tandis que la hausse des salaires a continué de ralentir dans le secteur privé (3,2 % sur un an en juin, après 3,7 % en janvier). Le salaire minimum a augmenté le 1er avril 2026 de 4,1 % pour le taux horaire adulte (soit 12,71 livres), afin de rester à 66 % du salaire médian. Cet objectif serait maintenu en 2027.
Politique budgétaire : le respect des règles
La politique budgétaire s’annonce restrictive à l’horizon de la fin 2027, selon le budget (Spring Statement) présenté le 3 mars 2026, préparé alors que le déclenchement de la guerre d’Iran n’était pas anticipé. À très court terme, ce budget annonçait cependant une baisse des prix du gaz et de l’électricité pour les ménages au 1er avril, dans le cadre de mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages.
Un nouveau gouvernement, dirigé par Andy Burnham, est entré en fonction en juillet après la démission de Keir Starmer. Le nouveau Premier ministre a annoncé la suppression temporaire de la TVA sur le prix de l’électricité, soit une baisse de 5 %, d’octobre 2026 à mars 2027. Cela devrait quasiment effacer la hausse des prix de l’électricité annoncée pour octobre par l’Ofgem. En termes budgétaires, le coût serait nul, les pertes de recettes de TVA étant compensées par de moindres dépenses, résultant de l’abandon du plan de cartes d’identité numériques. À la fin septembre, le gouvernement n’annonçait pas de nouvelles mesures de soutien aux ménages et aux entreprises. Cela pourrait changer lors de la présentation du budget le 28 octobre, mais les marges de manœuvre sont contraintes, le gouvernement ayant annoncé qu’il respecterait les règles budgétaires mises en place par le précédent gouvernement.
Selon les mesures figurant dans le Spring Statement, en 2026-27 (exercice budgétaire débutant en avril), les recettes augmenteraient de 0,7 point de PIB, dont 0,5 point provenant du maintien de la non-indexation du barème de l’impôt sur le revenu, et pour le reste principalement de recettes de cotisations sociales (0,1 point) et de l’impôt sur les sociétés (0,1 point). En 2027-28, la non-indexation du barème de l’impôt sur le revenu conduirait à une hausse de 0,4 point de PIB de recettes, à laquelle s’ajouteraient les recettes de l’impôt sur les sociétés et la fiscalité des plus-values, pour atteindre 0,6 point de PIB. Les dépenses augmenteraient de 0,1 point de PIB cette année et seraient stables l’an prochain. L’impact économique de ces mesures serait de l’ordre de 0,25 point de PIB cette année et de 0,3 point l’an prochain (tableau 1). Sous nos hypothèses de croissance, le déficit public (au sens de Maastricht) serait ramené de 5,4 % du PIB en 2025 à 4,8 % du PIB en 2027. Ce chiffre intègre une hausse de 0,3 point de PIB des charges d’intérêt de la dette en 2026 et de 0,2 point en 2027. Le ratio de dette publique augmenterait de 102 % du PIB fin 2025 à près de 105 % du PIB en 2027.
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2025
|
2026
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2027
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|---|---|---|---|---|---|---|
| En points de PIB | Impactsa | En points de PIB | Impactsa | En points de PIB | Impactsa | |
| Dépenses | 0,8 | 0,8 | 0,1 | 0,1 | 0,0 | 0,0 |
| Recettes | 1,6 | −0,8 | 0,7 | −0,3 | 0,6 | −0,3 |
| Cotisations sociales | 0,7 | −0,3 | 0,1 | −0,1 | — | — |
| Impôt sur le revenu | 0,4 | −0,2 | 0,5 | −0,2 | 0,4 | −0,2 |
| Autres | 0,5 | −0,2 | 0,1 | −0,1 | 0,2 | −0,1 |
| Impulsion budgétaire | −0,8 | 0,0 | −0,6 | −0,2 | −0,6 | −0,3 |
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a Impacts estimés sur le PIB en retenant un multiplicateur de 1 pour les dépenses en biens et services, de 0,5 pour l'impôt sur le revenu, les cotisations employeurs et les impôts sur les entreprises.
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| Sources : OBR, calculs de l’auteure, prévision IFE-OFCE octobre 2026. | ||||||
En 2026, le revenu disponible des ménages augmenterait de 0,5 % en termes réels (après une hausse de 1,1 % en 2025), et de 0,4 % en 2027, du fait du ralentissement des rémunérations et des hausses d’impôts. En moyenne annuelle, le taux d’épargne baisserait d’environ 1 point en deux ans et serait, au quatrième trimestre 2027, proche de sa moyenne des dix années précédant le début de la crise COVID (8,5 %). La consommation des ménages augmenterait de 1,3 % cette année et de 0,9 % l’an prochain.
La croissance resterait freinée par une contribution négative du commerce extérieur (de l’ordre de 0,4 point en termes annuels d’ici le deuxième trimestre 2027, qui deviendrait quasiment nulle au second semestre du fait du ralentissement de la demande intérieure). Les exportations continueraient de perdre des parts de marché, surtout en ce qui concerne les marchandises, pénalisées par la dégradation passée de la compétitivité-prix. Les exportations de services, qui demeurent un point fort de la spécialisation britannique, seraient moins négativement affectées. Le taux de pénétration des importations augmenterait. En vingt ans, le déficit du solde des échanges de marchandises s’est creusé de 1,7 à 8 points de PIB, mais l’excédent des échanges de services s’est accru de 2,2 à 6,7 points de PIB, conduisant à un déficit des échanges de biens et services d’1,3 point de PIB en 2025.
Le PIB augmenterait de 1,5 % cette année et de 1,1 % l’an prochain. Cette année, la croissance est portée par les chiffres observés au premier semestre, mais un ralentissement serait à l’œuvre à partir de cet automne. La croissance n’augmenterait plus que de 0,8 % en rythme trimestriel annualisé, ralentie en début de période par le choc des prix de l’énergie, la poursuite de la politique budgétaire, puis une politique monétaire devenant moins favorable, tandis que l’activité dans les services d’IA apporterait un soutien.
L’évolution des conflits au Moyen-Orient et aux portes de l’UE, leurs impacts sur les prix des matières premières ainsi que sur les approvisionnements, restent un aléa majeur, à la hausse et à la baisse, de notre prévision. De nouvelles tensions commerciales avec les États-Unis sont un autre risque à la baisse, tandis que le développement de l’IA est un risque à la hausse (accélération de l’activité), comme à la baisse (éclatement de bulle).
| en % |
2025
|
2026
|
de 2025t3 à 2027t4 |
2025
|
2026
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2027
|
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| T3 | T4 | T1 | T2 | T3 | T4 | |||||
| PIBa | 0,2 | 0,0 | 0,6 | 0,5 | 0,6 | 0,2 | 1,2 | 1,5 | 1,1 | |
| PIB par habitanta | 0,1 | −0,0 | 0,6 | 0,5 | 0,5 | 0,2 | 0,9 | 1,3 | 0,9 | |
| Consommation ménagesa | 0,1 | 0,1 | 0,7 | 0,3 | 0,3 | 0,2 | 1,0 | 1,2 | 0,7 | |
| Consommation publiquea | 0,3 | 0,4 | 1,0 | −0,5 | 0,9 | 0,5 | 2,3 | 2,0 | 1,7 | |
| FBCF totalea,b | 0,8 | −0,3 | 1,8 | 0,9 | 1,6 | 0,6 | 3,4 | 3,7 | 2,4 | |
| dont : productive privéea | 2,5 | −2,1 | 3,0 | 1,8 | 1,8 | 0,3 | 3,9 | 4,6 | 2,0 | |
| logementa | 0,8 | −4,0 | 1,8 | 2,3 | 0,8 | 0,7 | −2,8 | 1,9 | 2,5 | |
| APUa,b | −4,8 | 9,7 | −1,3 | −2,9 | 1,8 | 1,6 | 8,5 | 4,1 | 3,6 | |
| Exportationsa,c | 0,8 | 0,6 | −0,1 | 2,8 | 0,6 | 0,4 | 1,2 | 2,9 | 2,2 | |
| Importationsa,c | 0,2 | 0,9 | 1,4 | −0,0 | 0,8 | 0,7 | 3,7 | 3,0 | 2,3 | |
| Demande intérieurea,d,e | 0,3 | 0,1 | 1,0 | 0,2 | 0,7 | 0,3 | 1,7 | 1,9 | 1,3 | |
| Variations de stocksa,e | −0,3 | 0,0 | 0,1 | −0,5 | −0,0 | 0,0 | 0,3 | −0,3 | −0,2 | |
| Commerce extérieura,c,e | 0,2 | −0,1 | −0,5 | 0,8 | −0,1 | −0,1 | −0,8 | −0,1 | −0,1 | |
| Inflationf | 3,8 | 3,4 | 3,1 | 2,8 | 3,1 | 3,4 | 3,4 | 3,1 | 2,7 | |
| Taux de chômageg | 5,0 | 5,2 | 5,0 | 4,9 | 4,8 | 4,9 | 4,8 | 4,9 | 5,4 | |
| Déficit publich | — | — | — | — | — | — | −5,4 | −5,0 | −4,8 | |
| Dette publiqueh | — | — | — | — | — | — | 102,4 | 103,3 | 104,9 | |
| Impulsion budgétairei | — | — | — | — | — | — | −0,7 | −0,6 | −0,6 | |
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a En volume, aux prix chaînés. b FBCF : Formation Brute de Capital Fixe ; APU : Administrations Publiques. c Biens et services. d Demande intérieure hors variation de stocks. e Contribution à la croissance du PIB. f Evolution de l'indice des prix à la consommation (IPC ou IPCH selon les pays). Pour les trimestres, glissement annuel (T/T(-4)) des prix. Pour les années, croissance moyenne annuelle des prix. g Au sens du BIT, en % de la population active. Pour les trimestres moyenne trimestrielle,
pour les années, moyenne annuelle. h En % du PIB annuel, en fin d'année. i Variation annuelle du déficit public (APU) structurel, en points de PIB.
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| Sources : ONS, prévision IFE-OFCE octobre 2026. | ||||||||||