États-Unis : Croissance artificielle ?

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Christophe Blot
Graphique 1. États-Unis, principaux indicateurs économiques

Malgré l’incertitude et les tensions inflationnistes liées à la guerre commerciale, puis au conflit au Moyen-Orient, l’économie américaine reste résiliente. En glissement annuel, la croissance du PIB s’est élevée à 2,2 % au deuxième trimestre, soit un rythme stable par rapport à celui observé sur l’ensemble de l’année 2025. L’activité reste tirée par la demande intérieure, soutenue par une politique budgétaire expansionniste et les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA). Pour autant, les guerres lancées par Donald Trump atténuent l’effet attendu des mesures fiscales expansionnistes et se traduisent par une hausse des prix qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, ce qui pourrait influencer le résultat des élections prévues en novembre. Néanmoins, même dans l’hypothèse d’un changement de majorité au Congrès, la politique économique des États-Unis ne devrait pas être fortement modifiée. Les marges de manœuvre de Donald Trump pourraient être réduites sur le plan politique, notamment en matière de droits douane. Elle pourrait également l’être sur le plan budgétaire à la fois parce qu’il faudra éventuellement composer avec une nouvelle majorité au Congrès mais aussi du fait des tensions sur les taux d’intérêt. Pour autant, la majeure partie du programme a déjà été mise en œuvre si bien que la politique économique américaine ne devrait pas subir de changement important.

L’investissement soutient la croissance

La stabilité du rythme de croissance trimestrielle sur les six premiers mois de l’année (+0,6 à chaque trimestre) contraste avec la volatilité observée en 2025. Après une stagnation au premier trimestre, l’activité avait rebondi aux deuxième et troisième trimestres avant de progresser à un rythme plus faible au dernier trimestre. Cette volatilité fut en partie liée aux fluctuations du commerce extérieur : la hausse annoncée des droits de douane a poussé les importateurs américains (et les exportateurs des partenaires commerciaux des États-Unis) à anticiper leurs échanges, ce qui s’était traduit par une forte hausse des importations (7,7 %) au premier trimestre 2025, puis par une baisse sur le reste de l’année. Les importations sont reparties à la hausse en 2026, progressant de près de 6 % sur le premier semestre. Les exportations ont certes été dynamiques, mais moins que les importations si bien que la contribution du commerce extérieur à la croissance est restée négative.

L’activité est donc soutenue par la demande intérieure. La consommation des ménages, atone au premier trimestre 2026, a rebondi au deuxième. Le pouvoir d’achat des ménages a stagné, ce qui les a conduits à puiser dans leur épargne. Du côté des dépenses de consommation publique, la hausse du premier trimestre (+1,4 %) s’explique en grande partie par un effet de rattrapage après le shutdown de 43 jours en octobre et novembre 2025. La consommation publique a cependant de nouveau baissé au deuxième trimestre, si bien que son niveau en volume est inchangé par rapport à celui observé fin 2024. Cet effet pourrait traduire la volonté de réduire les dépenses publiques comme l’avait annoncé Donald Trump lors de la campagne présidentielle. Pour autant, malgré les annonces du début de mandat et la mission confiée à Elon Musk par le biais du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), l’ensemble des dépenses publiques en valeur de l’État fédéral a progressé au même rythme que le PIB nominal en 2025. On observe cependant un ralentissement des dépenses d’investissement en valeur, dont la hausse a été de 4,4 % en 2025 contre 5,8 % l’année précédente. En 2025, les recettes fiscales ont cependant progressé, notamment grâce aux droits de douane qui ont atteint 265 milliards de dollars en 2025 contre 84 milliards l’année précédente, soit une hausse de 0,6 point de PIB. Il en a résulté une réduction du déficit de l’État fédéral qui est passé de 6,4 % du PIB en 2024 à 5,9 % en 2025. La montée en charge de la loi OBBBA (One Big Beautiful Bill Act) devrait cependant se traduire par une nouvelle dégradation des finances publiques en 2026 avec un déficit à 6,6 % du PIB. En outre, non seulement les recettes issues des droits de douane seront moins importantes qu’anticipé du fait de la décision de la Cour suprême qui en a déclaré une certaine partie illégale et parce que l’État fédéral doit désormais en rembourser une partie1.

1 Voir Antoine Bouët : Le Trésor américain a déjà remboursé 104 milliards de dollars pour le « jour de la Libération », Blog de l’OFCE du 21 septembre 2026.

2 Il s’agit des dépenses d’équipements en système d’information, des dépenses en produits de la propriété intellectuelle en logiciels et en recherche & développement. Ce calcul n’inclut pas les investissements en construction des data centers. Voir cette analyse pour plus de détails.

3 Estimation qui s’élève à 1,4 point si l’on tient compte des dépenses de construction de data centers, disponibles en fréquence annuelle.

Quant aux dépenses d’investissement en volume, elles restent dynamiques sur le premier semestre 2026, mais contrastées selon les agents : en baisse pour les dépenses d’investissement-résidentiel, stables pour l’investissement public et en forte hausse pour les dépenses d’investissement privé non-résidentiel. Les investissements en lien avec le secteur de l’IA ont progressé de près de 8 % sur le premier semestre, soit une contribution à la croissance de 0,7 point sur les 1,2 enregistrés2. En 2025 déjà, cette contribution s’était élevée à 1,3 point pour une croissance de 2,3 %3. Parallèlement, les importations de semi-conducteurs ont bondi de plus de 50 % sur le premier semestre. Mais le niveau de ces importations (33 Mds de dollars au deuxième trimestre 2026 contre une moyenne de 19 Mds par trimestre en 2025) ne réduit que faiblement la contribution de l’IA à la croissance (-0,1 point).

L’inflation n’est pas endiguée

La hausse des droits de douane sur les importations américaines en 2025, puis surtout l’augmentation des prix de l’énergie, conséquence de la guerre menée par les États-Unis au Moyen-Orient à partir de mars 2026, ont relancé des tensions inflationnistes qui n’étaient pas totalement redescendues depuis 2021. En 2024 l’inflation était certes en repli (2,6 % contre 6,5 % en 2022) mais toujours supérieure à la cible de la Réserve fédérale (2 %). Fin 2025, c’est-à-dire avant le déclenchement de la guerre, les prix accéléraient de nouveau atteignant 2,8 %, portés notamment par le retour d’une inflation positive pour les biens (durables et non durables)4. L’envolée des prix du pétrole à partir de mars 2026 s’est rapidement répercutée sur la composante énergie du déflateur de la consommation. Au deuxième trimestre, celle-ci dépassait 19 %. De plus, l’inflation sous-jacente a de nouveau progressé reflétant sans doute l’effet de la hausse des droits de douane imposée en 2025, une diffusion possible de la hausse des prix de l’énergie vers d’autres biens mais aussi l’écart de croissance estimé autour de 1 % par le CBO (Congressional Budget Office) en début d’année 2026. Notre scénario de prix du pétrole indique que le repli serait très progressif ce qui maintiendrait des tensions. L’inflation pourrait certes avoir atteint un pic à 3,9 % au deuxième trimestre 2026 mais elle resterait supérieure à 3 % jusqu’au début de l’année 2027 et toujours au-dessus de 2 % en fin d’année en raison d’une possible accélération du sous-jacent dans un contexte d’écart de croissance toujours positif.

4 Confirmant l’analyse que nous faisions ici: et qui se trouve même amplifiée par la hausse des prix de l’énergie qui n’était pas intégrée.

5 Confirmant l’analyse que nous faisions ici, et qui se trouve même amplifiée par la hausse des prix de l’énergie qui n’était pas intégrée.

Malgré l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages progresserait au même rythme qu’en 2025 (graphique 2) mais les effets des mesures fiscales votées en juillet 2025 dans le cadre de l’OBBBA seraient donc en partie annihilés par la hausse des prix5. La désinflation prévue pour 2027 permettrait d’améliorer la situation des ménages.

Graphique 2. Décomposition du revenu disponible brut

En outre, la persistance d’une inflation au-dessus de sa cible devrait pousser le FOMC à resserrer la politique monétaire. C’est le chemin que semble avoir engagé Kevin Warsh, suscitant les premières critiques de Donald Trump qui vient de le nommer à la tête de la Réserve fédérale, pensant qu’il mènerait une politique plus accommodante. Pour autant, la baisse des taux de 2025 permet encore de soutenir la croissance en 2026 mais cet effet s’atténuerait en 2027, d’autant que la hausse des taux longs pourrait être plus marquée que celle des taux courts. Même si on ne peut exclure un effet d’anticipation du resserrement monétaire, les rendements souverains se sont nettement tendus depuis le début de l’année. Les taux hypothécaires sont également à la hausse depuis fin 2025, de l’ordre de 0,6 point pour les taux de marché pour des emprunts d’une maturité de 15 ou 30 ans, ce qui pourrait contraindre l’endettement des ménages et peser sur l’investissement-résidentiel.

Une économie résiliente

En 2026 et 2027, l’économie américaine continuerait de croître à 2,2 puis 2,3 %, reflétant sa résilience malgré l’incertitude globale. Cette dynamique s’expliquerait en grande partie par une croissance potentielle soutenue, estimée par le CBO à 2,2 % en 2026 puis 2,1 % en 2027, soit un rythme supérieur à celui de la zone euro. Les politiques économiques soutiendraient également l’activité, même si leurs effets seraient en partie atténués par la guerre commerciale et la hausse des prix de l’énergie. Ces deux facteurs freineraient la consommation des ménages, dont la progression passerait de 2,9 % en 2024 à 2 % en 2026 puis 1,7 % en 2027. Au-delà de l’effet de l’inflation, le soutien des salaires à la croissance du revenu disponible brut nominal serait moindre en raison des faibles créations d’emploi. Inversement, les revenus financiers devraient contribuer à la progression des revenus mais cet effet favoriserait sans doute plus fortement les ménages aisés dont la propension marginale à consommer est moins élevée.

Nous supposons surtout que les investissements dans le secteur de l’IA resteraient dynamiques, portant la hausse de l’investissement productif privé de 7 % en 2026 et plus de 8 % en 2027. Leur contribution à la croissance serait ainsi supérieure à 1 point sur les deux années. Inversement, la hausse des taux sur le marché hypothécaire ne devrait pas permettre de redresser le taux d’investissement des ménages. Malgré des droits de douane plus élevés, le dynamisme de la demande intérieure stimulerait les importations si bien que le commerce extérieur réduirait la croissance avec une contribution de -0,4 point en 2027. Ce scénario repose donc sur l’hypothèse que la dynamique portée par l’IA se poursuit et qu’elle n’est pas remise en cause par une correction sur les marchés qui pourrait freiner brutalement les investissements.

Malgré cette bonne performance, le déficit budgétaire augmenterait de nouveau en 2026 en raison de la montée en charge des baisses d’impôts inscrite dans l’OBBBA et d’une collecte de droits de douane en partie imputée après la décision de la Cour suprême déclarant illégales certaines décisions. La dette publique fédérale continuerait également de croître et se maintiendrait au-dessus de 120 % du PIB. Selon les différentes analyses du CBO, à législation inchangée, la trajectoire de dette ne devrait pas interrompre sa tendance haussière. Une stabilisation supposerait un ajustement budgétaire significatif (encadré 1) et qui risque d’être plus important si les tensions récentes sur le rendement des Treasuries ne retombent pas.

Marché du travail : moins d’emplois et moins de chômeurs

Après une légère remontée à 4,5 % en novembre 2025, le taux de chômage baisse de nouveau pour s’établir à 4,1 % en août 2026. Dans le même temps, le ratio entre les ouvertures de poste et le nombre de chômeurs, qui baissait régulièrement depuis un pic de tensions observé en mars 2022, s’est redressé à partir de mai 2026, repassant au-dessus de l’unité. Pour autant, le taux d’emploi s’est dégradé, ce qui modère le diagnostic suggérant que le marché du travail est assez peu dynamique. Les créations d’emploi ont été négatives sur les 7 premiers mois de l’année (-870 000). Mais, dans le même temps, la population active a diminué de plus de 900 000 personnes, ce qui a donc permis de réduire le nombre de chômeurs. Inversement, en 2025, malgré 2,2 millions de créations d’emploi, le nombre de chômeurs avait progressé (graphique 3). Sur l’ensemble de l’année, nous prévoyons une baisse de 0,5 % de la population active. La situation n’est cependant pas comparable à celle de 2020 où la baisse de la population active traduisait un fort effet de flexion en raison du contexte sanitaire. Cette année, le tassement de la population active pourrait refléter le durcissement de la politique migratoire mais aussi un ralentissement tendanciel de la population active. Selon le CBO, elle ne croîtrait plus que de 0,4 % à partir de 2027 contre une progression moyenne de 0,8 % par an entre 2015 et 2025. L’emploi progresserait modérément en 2027 en raison de la dynamique de la productivité, ce qui permettrait de stabiliser le taux de chômage à 4,2 %.

Graphique 3. Décomposition du chômage
Encadré 1. Quel ajustement pour stabiliser la dette publique américaine

Depuis 2024, la dette publique fédérale américaine dépasse 120 % du PIB (120,7 % en 2025). Étant donné la législation actuelle, cette trajectoire devrait rester haussière selon les analyses menées par le CBO(a). Les décisions prises par l’administration Trump ne permettraient pas d’inverser cette dynamique. Pour autant, le débat autour du niveau de la dette pourrait s’intensifier, ce qui pose la question de l’ajustement qui serait nécessaire pour stabiliser la dette. En partant de l’équation de la dynamique de la dette, on peut montrer que le solde stabilisant la dette dépend du niveau de dette actuel d_{t-1} et de l’écart entre le taux de croissance nominal, g, et le taux apparent sur la dette i, soit :

SoldePrimaire_t = \frac{(i-g)}{1+g}d_{t-1}

Sous l’hypothèse d’une stabilité du taux apparent à son niveau de 2025, soit 3,8 %, et d’une croissance potentielle nominale de 5 %, ce qui correspond à l’hypothèse du CBO pour 2026, le solde primaire stabilisant la dette serait de -1,4 % soit un point de moins que celui observé en 2025. Pour 2027, la croissance potentielle estimée par le CBO serait légèrement revue à la baisse (4,6 %). Avec la hausse des taux d’intérêt, la charge de la dette devrait augmenter. Nous supposons qu’elle s’établirait à 4 %, si bien que l’ajustement devrait être plus important. Notre scénario prévoit plutôt un creusement de ce déficit primaire à 2,7 % puis 2,9 % du PIB en 2027.

Tableau 1. Quel ajustement pour stabiliser la dette publique ?
Scénario 1 Scénario 2
Croissance potentielle  5,0  4,6
Taux apparent sur la dette  3,8  4,0
Solde stabilisant la dette −1,4 −0,7
Sources : BEA, Calculs IFE-OFCE, prévision IFE-OFCE octobre 2026.
  1. Voir les projections du CBO de février 2026 pour plus de détails.
Tableau 2. Prévisions 2026-2027 pour les États-Unis
en %
2025
2026
de 2025t3 à 2027t4
2025
2026
2027
T3 T4 T1 T2 T3 T4
PIBa  1,0  0,1  0,6  0,6  0,5  0,6
0 0.96 0 1% 0,1% 0,6% 0,6% 0,5% 0,6% 0,6% 0,6% 0,6% 0,6%
  2,3   2,2   2,3
PIB par habitanta  0,8 −0,0  0,6  0,5  0,4  0,5
0 0.83 −0.028 0,8% 0% 0,6% 0,5% 0,4% 0,5% 0,5% 0,5% 0,5% 0,5%
  1,8   1,9   2,0
Consommation ménagesa  0,9  0,5  0,2  0,9  0,2  0,4
0 0.93 0 0,9% 0,5% 0,2% 0,9% 0,2% 0,4% 0,4% 0,4% 0,4% 0,4%
  2,6   2,0   1,7
Consommation publiquea  0,4 −1,7  1,4 −0,1  0,2  0,2
0 1.43 −1.70 0,4% -1,7% 1,4% -0,1% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2% 0,2%
  1,3   0,5   0,7
FBCF totalea,b  0,4  0,2  1,3  1,6  1,5  1,5
0 1.59 0 0,4% 0,2% 1,3% 1,6% 1,5% 1,5% 1,5% 1,5% 1,6% 1,6%
  3,5   4,4   6,3
 dont : productive privéea  0,9  0,5  2,4  2,2  2,0  2,0
0 2.39 0 0,9% 0,5% 2,4% 2,2% 2% 2% 2% 2% 2% 2%
  5,4   7,0   8,3
            logementa −1,6 −0,4 −1,9  0,7  0,2  0,2
0 0.69 −1.95 -1,6% -0,4% -1,9% 0,7% 0,2% 0,2% 0,2% 0,3% 0,3% 0,3%
 −2,7  −2,7   1,1
            APUa,b  0,4 −0,5  0,1  0,1  0,4  0,4
0 0.44 −0.47 0,4% -0,5% 0,1% 0,1% 0,4% 0,4% 0,4% 0,4% 0,4% 0,4%
  2,9   1,0   1,6
Exportationsa,c  2,3 −1,1  3,3  1,2  0,8  0,8
0 3.31 −1.06 2,3% -1,1% 3,3% 1,2% 0,8% 0,8% 0,7% 0,7% 0,7% 0,7%
  2,1   5,1   3,1
Importationsa,c  0,0 −0,4  2,8  3,0  0,9  0,9
0 3.01 −0.38 0% -0,4% 2,8% 3% 0,9% 0,9% 1% 1% 1% 1%
  3,6   3,3   4,4
Demande intérieurea,d,e  0,8  0,1  0,6  1,0  0,5  0,6
0 0.99 0 0,8% 0,1% 0,6% 1% 0,5% 0,6% 0,7% 0,7% 0,7% 0,7%
  2,7   2,4   2,7
Variations de stocksa,e −0,0  0,0  0,0 −0,1  0,0  0,0
0 0.047 −0.12 0% 0% 0% -0,1% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
 −0,1  −0,3  −0,0
Commerce extérieura,c,e  0,3 −0,1 −0,1 −0,3 −0,1 −0,1
0 0.25 −0.33 0,3% -0,1% -0,1% -0,3% -0,1% -0,1% -0,1% -0,1% -0,1% -0,1%
 −0,3   0,0  −0,4
Inflationf  2,7  2,7  3,0  3,6  3,5  3,3
0 3.62 0 2,7% 2,7% 3% 3,6% 3,5% 3,3% 3% 2,8% 2,9% 2,6%
  2,6   3,3   2,8
Taux de chômageg  4,3  4,5  4,3  4,3  4,2  4,2
0 4.46 0 4,3% 4,5% 4,3% 4,3% 4,2% 4,2% 4,2% 4,2% 4,2% 4,2%
  4,3   4,3   4,2
Solde couranth — — — — — —  −3,6  −3,1  −2,9
Déficit publich — — — — — —  −5,8  −6,6  −6,6
Dette publiqueh — — — — — — 120,4 121,3 123,0
Impulsion budgétairei — — — — — —  −0,3   1,2   0,5
a En volume, aux prix chaînés. b FBCF : Formation Brute de Capital Fixe ; APU : Administrations Publiques. c Biens et services. d Demande intérieure hors variation de stocks. e Contribution à la croissance du PIB. f Evolution de l'indice des prix à la consommation (IPC ou IPCH selon les pays). Pour les trimestres, glissement annuel (T/T(-4)) des prix. Pour les années, croissance moyenne annuelle des prix. g Au sens du BIT, en % de la population active. Pour les trimestres moyenne trimestrielle, pour les années, moyenne annuelle. h En % du PIB annuel, en fin d'année. i Variation annuelle du déficit public (APU) structurel, en points de PIB.
Sources : BLS, BEA-NIPA, prévision IFE-OFCE octobre 2026.

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